Je dépoussière… | Journal d’un ange gardien de Carolyn Jess-Cooke

Couverture Journal d'un ange gardien

4ème de couverture :

Margot Delacroix est morte depuis peu lorsqu’elle se trouve réincarnée en tant qu’ange gardien. Désormais appelée Ruth, elle est chargée de veiller sur elle-même, enfin sur Margot, qui reprend dès le début la vie que Ruth vient de quitter. Pour ce faire, elle sera devra s’en tenir aux quatre champs d’action des anges gardiens : observer, protéger, consigner et aimer. Ruth peut influer sur les choix de Margot, mais doit toujours respecter les limites du libre arbitre. La vie de Margot, qui se déroule voire se répète, est difficile, parsemée de mauvaises décisions. Heureusement, Ruth est toujours prête à voler à son secours, lui soufflant des suggestions qui seront tantôt suivies, tantôt ignorées. Ruth a surtout envie de comprendre ce que son fils ? ou plutôt, le fils de Margot ? a fait pour se retrouver en prison pour meurtre. Elle y voit l’occasion de s’impliquer au maximum, mais à grand frais?

 

Mon avis (2012) :

J’ai vraiment bien aimé cette lecture. Malheureusement, la 4ème de couverture en dit bien trop. Du coup, on sait à quoi s’attendre et on n’est pas vraiment surpris.

L’histoire est attachante, prenante et éprouvante. La vie de Margot est semée d’embûches et la pauvre Ruth ne sait pas vraiment comment arranger les choses. Elle va tout de même suivre cette vie et essayer tant bien que mal de sauver Margot de sa fin tragique. Elle va même faire quelques sacrifices et se retrouver face à des Démons pas commodes du tout. Enfin, la lecture est facile, l’histoire coule de sources. On suit la vie de Margot comme un spectateur suivrait un film. Il y a certains passages révoltants, on a pitié de la pauvre Margot mais aussi de son ange gardien. C’est donc une histoire intéressante et qui fait que l’on se pose certaines questions quand on la finit.

Les personnages sont très attachants. Ruth est un ange débutant et elle fera de nombreuses erreurs mais ça en vaut le coup. J’ai détesté avec elle la vie que pouvait mener Margot. J’ai eu pitié de cette dernière de nombreuses fois mais malgré son passé sordide elle aurait pu s’en sortir plus facilement. Durant la lecture, on rencontre beaucoup d’anges gardiens et la « coach » de Ruth notamment. C’est dommage qu’on en apprenne pas plus sur ce personnage. Les deux principales étant Ruth et Margot cela ne laisse pas beaucoup de place pour les autres qui auraient pu être relativement intéressant comme Toby le mari de Margot ou encore Kit. 

J’ai beaucoup apprécié le fait que la vie et le travail de Margot tourne autour des livres et de l’édition. C’est intéressant de pouvoir se projeter dans cette vie et de l’imaginer facilement. 

Ainsi, cette lecture a été très agréable. Ce n’est pas un coup de coeur car il y a beaucoup de zone d’ombre qui ne nous sont pas révélée à la fin du livre. Cependant, on passe un agréable moment de lecture. J’ai aimé la version de l’auteur des anges qui change un peu de la manière commune de se les représenter.

Publicités

Je dépoussière… | La pucelle et le démon de Bénédicte TAFFIN

Résultat de recherche d'images pour "la pucelle et le démon"

4ème de couverture :

Le mercenaire Sidoine de Valzan est chargé d’escorter la prophétesse Jehanne. La jeune femme prétend pouvoir remettre le Dauphin sur le trône et rétablir la paix dans le royaume. Mais à son arrivée, Sidoine découvre qu’elle a été assassinée par des démons. Il lui faut absolument trouver une femme pour sauver le royaume, mais qui ? Il ne connaît personne en ces terres étrangères. Personne, hormis la prostituée avec laquelle il a passé la nuit précédente : Oriane. Oriane ? Jehanne ? qui verra la différence ?

 

Mon avis (2012) :

Après les nombreux coups de coeur pour ce livre, j’ai eu l’occasion de pouvoir me lancer grâce au partenariat avec bookenstock et découvrir aussi, mon kobo en situation réelle.

Pourtant, ce n’est pas un coup de coeur mais une belle découverte. J’ai été happée par l’univers basé sur des faits réels (expliqués par l’auteur à la fin du livre). Je n’avais pas fait le lien avec un personnage historique pourtant connue de tous, honte à moi. Cette découverte m’a quand même subjugué et les explications finales ont sublimées mon impression à la fin de ma lecture.

Les personnages sont bien travaillés, complexes et attachants sans y être vraiment. J’ai beaucoup plus apprécié Sidoine, par exemple, qu’Oriane. Malgré que l’horrible caractère de la Hire et son langage de voyou, je l’ai trouvé fort, charismatique, audacieux et d’un autre côté tendre, amoureux et sympathique. Le fait qu’il soit possédé creuse le fossé entre les multiples facettes de son caractère si éloignés les uns des autres.

Au contraire, j’ai trouvé Oriane insupportable, exaspérante, imbue d’elle-même et vulgaire. Elle ne mérite vraiment pas le sort que lui donne l’auteur. L’amour/haine qui va lier ces deux personnages est complexe et très loin des histoires d’amour à l’eau de rose que l’on peut rencontrer dans d’autres ouvrages. On ne sait jamais sur quel pied danser avec ces deux là. 

Le style de l’auteur est plutôt étonnant pour une femme. J’ai souvent oublié le sexe de l’auteur tellement le style est dur et très masculin. Ce livre convient aux femmes et aux hommes. Cela change des livres écrit par des hommes car on retrouve ici aussi des scènes plutôt dures et sanglantes, un langage familier et une action très présente. L’univers est présent et dense, on n’en perd pas une miette et il n’y a que très peu de temps morts. Comme quoi ce genre d’histoire n’est pas destiné qu’aux auteurs masculins et à mon avis c’est tant mieux.

Au final, j’ai bien aimé. Je le recommande surtout pour sa base historique qu’on nous dévoile que dans les dernières pages.