Boudicca de Jean-Laurent DEL SOCORRO

 

Mon avis :

Le destin d’une femme pas comme les autres, une femme qui était avant tout une véritable guerrière. Bouddica offre au lecteur un bout de son Histoire et celle des Celtes de Grande-Bretagne. 

Je ne connaissais pas l’histoire de Boudicca avant d’entendre parler du livre de l’auteur aux Imaginales. J’étais ressortie assez déçue de ma lecture de Royaumes de Vents et de Colère et j’avais un peu peur d’avoir ce même sentiment avec ce livre là. Heureusement, il n’en est rien. J’ai passé un agréable moment à découvrir et à suivre Bouddica à travers les âges et ses faits d’armes.

Cependant, je regrette quelques points : j’ai trouvé que l’histoire était encore décrite un peu trop rapidement comme pour le premier livre de l’auteur. J’aurais aimé avoir plus de détails sur le père de Boudicca, sur son règne et aussi sur la mère de celle-ci. On ne suivra que le point de vue de cette femme pas comme les autres. Elle est certes exceptionnelle et je me suis très bien identifiée à elle mais il m’aurait fallu encore quelques pages pour pouvoir ressortir pleinement satisfaite de ma lecture. J’aurais aimé connaître un peu plus le parcours de certains personnages secondaires comme Caratacos ou encore sur les différents Dieux et Déesses, notamment Andraste qui est régulièrement citée.

Le fait également que l’auteur nous parle plusieurs fois d’une pierre ayant des propriétés magiques et que jamais Boudicca ne décide de s’en servir alors qu’elle aurait pu à de nombreuses reprises. Il y a ces quelques raccourcis qui m’ont chagriné et qui accompagnent des passages à vide dans l’histoire. L’auteur aurait pu y ajouter une touche un peu plus « imaginaire » de son cru quitte à perdre un peu le côté récit Historique véridique.

On ressent tout de même les recherches faites par l’auteur et sa volonté de nous faire part des sentiments et de la lutte intérieure qu’a pu vivre cette femme qui n’a jamais été aimée par son père et qui n’a jamais su faire ressortir ses émotions à ceux qu’elle aimait. J’ai adoré les dialogues verbalisés (ou non) entre Boudicca et son père. L’auteur arrive à nous faire ressentir tous les non-dits qu’il peut y avoir et les moments de silence sont terriblement poignants par leur impact sur l’héroïne.

Boudicca est une guerrière et n’a jamais su être autre chose dans toute sa vie. Cet état de fait force le respect. Pourtant, elle a eu une vie de femme, de mère et de Reine. Elle a dû jongler entre tous ces rôles aussi durs qu’ils sont les uns des autres et qui parfois sont si peu complémentaires. J’ai aimé découvrir les cultes et les croyances de son peuple, les Icènes, et cela m’a donné envie d’en apprendre plus sur eux. Les liens entre les différents clans sont également intéressants même si j’aurais aimé pouvoir me les représenter à l’aide d’une carte d’époque, je peux cependant, comprendre que cela soit difficile à se procurer et à réaliser.

L’auteur a su me donner envie de me pencher sur l’histoire des Celtes et notamment celle de Boadicée. Je compte donc essayer de me procurer d’autres ouvrages qui pourraient romancer sa vie comme a pu le faire Jean-Laurent DEL SOCORRO. Le fait de suivre pour une fois une Héroïne, féminine qui a marqué l’histoire à son époque me donne envie de faire des recherches et d’en découvrir un peu plus. Tout compte fait c’est ce que je recherche principalement dans ce genre de livre.

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Code Victoria de Thomas LAURENT

Couverture Code Victoria

4ème de couverture :

Rochehauh. Petit village oublié de tous, où, selon un manuscrit médiéval, serait enfermé le diable lui-même… Un parfait sujet d’article pour Victor, journaliste, parti enquêter trois mois plus tôt, mais jamais revenu. Pour comprendre ce qui s’est passé, son amie Victoria décide de se rendre à Rochehauh. Rapidement, elle est forcée d’admettre que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi lui interdit-on l’accès au vieux monastère ? Quel secret Victor avait-il découvert dans les pages du codex crypté ? Qui est cet inconnu qui la menace ? Happée dans un dangereux jeu de piste, Victoria n’a d’autre choix que de découvrir la vérité. Plus aucun doute : sa vie en dépend…

 

Mon avis :

J’ai tout simplement adoré. J’ai passé un moment sympathique avec cette histoire qui est un véritable mixte entre le thriller, le suspens et avec des nazis en guise d’ennemi à abattre. Je t’explique ce que j’ai ressenti ci-dessous :

Je me suis procuré ce livre car je suis invitée au Salon du Livre Policier à Illkirch, près de Strasbourg, le 19 novembre prochain. Pour ne pas arriver comme une fleur au salon, j’ai décidé de lire un livre d’un des auteurs présents. J’ai arrêté mon choix pour Code Victoria de Thomas LAURENT, l’auteur qui m’a contacté, avec d’autres copines blogueuses/booktubeuses, pour participer à ce salon.

Parfois, je me dis que si je n’avais pas été invitée et si je n’avais pas eu des contacts avec l’auteur, je n’aurais jamais découvert sa plume et cette histoire. J’en suis peinée car c’est vraiment une histoire à lire si tu apprécies les thriller mélangés à de l’occulte et basés sur des faits réels. Par contre, je ne comparerais pas avec le DA VINCI CODE car je ne l’ai pas lu même si je l’ai vu en film.

On rencontre dans ce livre, Victoria, une jeune femme, journaliste sportif, qui part à la recherche de son amant qui a disparu. Lui aussi est journaliste mais plus du côté culture/histoire. Son enquête la mène à Rochehauh, village perdu en haut d’une montagne et qui va bientôt disparaître sous les eaux suite à la construction d’un barrage. Ce village recèle beaucoup de mystère, notamment une légende concernant un codex qui n’a jamais été décrypté.

L’histoire est prenante dès le départ. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. On va de révélations en révélations. Les habitants de Rochehauh sont très étranges et reclus sur eux-mêmes depuis de nombreuses années. Jusqu’aux derniers chapitres on ne sait pas vraiment quelle est la clé de ce fameux codex et du mystère qui entoure ce village.

Ce que j’ai particulièrement apprécié ce sont les diverses annotations de l’auteur dans le livre et ses recherches avec lesquelles il s’est inspiré. J’ai découvert beaucoup de choses notamment au sujet des nazis et de leurs divers programmes de recherche. J’apprécie apprendre des choses dans mes lectures et ici j’ai été entièrement satisfaite. L’auteur nous fait part de ses observations sans nous plomber avec des kilomètres de paragraphes qui alourdissent l’histoire.

J’ai apprécié également les différents personnages. Notamment Victoria, héroïne principale, sa vitalité et sa façon de réfléchir m’ont entraînée dans ses réflexions et déductions. C’est un personnage attachant et les manipulations dont elle est victime sont effroyables et font en sorte qu’on ait de l’empathie pour elle et son histoire. J’ai été surprise par le personnage de Victor et jusqu’au bout je m’attendais à une révélation le concernant. J’ai parfois eu l’impression d’assister à un film tellement l’histoire peut paraître grosse et improbable mais l’auteur arrive à nous faire avaler tout ce qu’il s’y passe comme si de rien n’était.

Vraiment j’ai passé un agréable moment avec cette histoire et j’ai grandement apprécié la plume de Thomas LAURENT. J’ai bien envie de découvrir d’autres de ses œuvres et je compte bien le bombarder de questions lors du salon du livre d’Illkirch. Ce roman prouve bien que des petites éditions et des auteurs peu connus peuvent réaliser des merveilles et mériteraient beaucoup plus qu’on mette un coup de projecteur sur leurs romans.