Je dépoussière… | Jane Eyre de Charlotte BRONTE

Couverture Jane Eyre

4ème de couverture  : 

Jane Eyre est pauvre, orpheline et pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à  trouver l’amour.

Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Mon avis :

J’ai vraiment bien aimé cette lecture. J’ai été transportée et séduite par l’univers de l’auteur et le monde où évolue l’héroïne. J’ai bu les pages comme du petit lait.

Je ne m’attendais pas à ça quand j’ai lu les premières pages de ce livre. Charlotte BRONTE est la sœur d’Emily du même nom qui a écrit les hauts de hurlevent. Histoire que j’avais d’ailleurs moyennement apprécié. J’avais un peu peur d’être déçue. Pourtant, les premiers mots ont eu un écho en moi. L’auteur a une façon d’écrire vraiment douce. Je passais de chapitre en chapitre sans aucun effort et avec plaisir. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour l’écriture de Charlotte Brontë. J’ai très envie de découvrir ces autres œuvres.

Passons maintenant a l’héroïne principale de ce livre, qui porte son nom, Jane Eyre. C’est une jeune fille vraiment forte. Orpheline et détestée dans sa famille adoptive, elle va tout faire pour s’en sortir. Elle a une volonté de fer tout en restant droite dans ses chaussures et fidèle à elle-même et aux principes qu’elle s’est appropriée. Elle va évoluer, de petite fille un peu audacieuse pour devenir une femme vertueuse et droite. Sa vie dans le manoir va lui révéler l’amour. Pourtant, rien ne se passera comme elle le voudrait. Elle devra encore faire des concessions et prendre des chemins semés d’embûches. Je me suis fortement attachée à ce personnage. Elle reste fidèle à elle-même, elle n’est pas soumise et dicte ses propres règles. C’est une femme cultivée et même si elle n’est pas très belle, sa droiture et sa façon d’être font que les hommes la respectent et parfois même l’aiment. C’est une véritable apologie de la femme fière et indépendante. Ce récit a eu une véritable répercussion sur moi. C’est vraiment intéressant et j’ai appris beaucoup de chose durant ma lecture.

Le seul petit regret que j’aurais à faire c’est la trop grande place de la religion dans ce livre. Les personnages en font allusion constamment et parfois cela dicte même leur façon de réagir. C’est surtout vers la fin du livre que j’ai vraiment senti le poids de la religion. Tous les paragraphes l’auteur nous donne des versets de la bible. C’est vraiment dommage et cela m’a même exaspéré au point de sauter ces passages longs et barbants même s’ils ont un fond beau et qui pourraient avoir des répercussions en moi. Etant athéiste je n’ai rien ressenti à part le fait que c’était long et que pour moi cela n’aurait rien changé au destin de Jane.

Au final, j’ai adoré ce livre. C’est la plume de l’auteur et le personnage qui font tout. L’un sans l’autre cela n’aurait pas les mêmes finalités. C’est un livre à connaître et à faire connaître.

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Je dépoussière… | Itinéraire d’enfance de Duong thu Huong

Couverture Itinéraire d'enfance

4ème de couverture :

Fin des années 1950 au Viêtnam. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s’organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d’une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l’école. Révoltée, elle s’enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père.
Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d’avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune.
Roman d’apprentissage, ce livre limpide et captivant dépeint magnifiquement, dans un festival de sons, d’odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Viêtnam après la guerre d’Indochine.

Mon avis :

Je connaissais déjà cet auteur pour son oeuvre « Terre des oublis » que j’ai adoré et que j’ai déjà relu plusieurs fois.

J’apprécie lire les paysages asiatique et découvrir la culture de ses habitants. C’est un voyage merveilleux et passionnant!

Pour cette histoire, j’ai surtout apprécié découvrir les nombreux personnages notamment Bê, cette enfant très intelligente, appréciée de tous mais avec un petit défaut : l’impulsivité.

La première partie fait découvrir le village de Bê, ses habitants, la routine et les paysages. Il est vrai que j’ai trouvé qu’il y avait certaines longueurs, l’histoire traînait avait du mal à se mettre en place.

Cependant, la seconde partie, celle du départ de Bê et de son amie, était beaucoup plus passionnante et m’a fait réfléchir. Vivre une aventure pareille à 13 ans peut être dangereux mais les jeunes filles vont rencontrer des gens honnêtes, sincères et gentils, qui vont les aider à atteindre leur but.

J’ai découvert également les différentes coutumes des villageois des Plaines et des Montagnes qui sont très différentes.

En bref, cette auteure à une plume passionnante. Si vous ne la connaissez pas découvrez la ! Cela change des histoires banales qui se passent toutes dans les mêmes endroits, avec des personnages qui se ressemblent où l’on ne découvre aucune culture ni aucun paysage. C’est une auteure à lire !