L’Archipel des Numinées de Charlotte BOUSQUET | Tomes 1 à 3

Couverture Arachnae

4ème de couverture :

Un univers violent et sombre, attirant comme une drogue dangereuse.

Des ténèbres des bas-fonds aux éclats de la cour royale, la cité d’Arachnae se livre dans toute son horreur et ses excès : une ville sale et sordide où s’assouvissent les vices les plus abjects, entre meurtres, vénalité, commerces humains et autres réjouissances.
Afin de résoudre des crimes en série, Théodora, une jeune bretteuse de talent, libertine et tueuse implacable, est obligée de s’allier à l’austère capitaine de la milice…
Entre complots politiques, divination, combats à l’épée, orgies et rites occultes, se laisseront-ils engluer dans la toile mortelle de la destinée ?
Commence alors un récit captivant, mêlant aventure, mystère et érotisme dans une enquête qui prend aux tripes.

« Arachnae est un roman époustouflant à la croisée des genres, scotchant, prenant, novateur et avec des personnages plus que troublants, plongés dans une histoire sombre à souhait ! Une fantasy traumatisante mais aussi superbe ! » Psychovision

Mon avis : 

C’est assurément un coup de cœur pour cette histoire! Tout est réuni pour passer un superbe moment dans les ténèbres d’Arachnae. Entre un mélange de perversité, de trahisons, d’actions et de suspens, Charlotte BOUSQUET m’a offert ce que j’apprécie le plus dans la fantasy adulte.

J’ai littéralement dévoré ce livre. Je ne pouvais m’empêcher de le lire, je ne voulais qu’une chose : connaître le fin mot de l’histoire. Je suis agréablement surprise, en sachant que je ne m’attendais pas à ça. Oui, instinctivement, je restais basée sur ma précédente lecture (La peau des rêves), mais encore une fois, je suis surprise de l’étendue des compétences de nos auteurs chouchous (cf mon avis sur la fille-sortilège de Marie Pavlenko), je n’ai rien reconnu de ce que j’avais lu dans la peau des rêves. Arachnae est un univers à lui tout seul. Incomparable, insoutenable, je me suis même demandé où Charlotte a pu aller chercher autant de décadences dans un même endroit.

J’ai vraiment apprécié l’ambiance qui régnait même si celle-ci est assez gore et perverse. J’ai trouvé que les détails n’étaient pas si approfondis et cela me convenait car on reste quand même dans l’obscène mais contrôlé. Le principe des fils de la Destinée m’a plu, le fait de se dire que tout est prévu sans pourtant en savoir plus fait froid dans le dos et à chaque fois j’étais surprise de me rendre compte que les personnages ne pouvaient y échapper.

En parlant des personnages, l’héroïne que l’on suit est Théodora, d’ailleurs les prénoms des caractères que l’on suit sont plutôt sympa oscillant entre les noms italiens et les prénoms autant féminins que masculins,c’est un détail qui est plaisant et intriguant, donc, Théo est une jeune femme qui se cherche pas mal. Elle suit ses dons/intuitions mais hésite avant de se lancer réellement. J’ai apprécié ce personnage, elle est froide, distante mais à pourtant un côté séductrice et loyale. Ces côtés contradictoires de sa personnalité donne une dimension intéressante sur les faits sur lesquels elle va être « forcée » d’enquêter. Ornella, une amie à elle, m’a laissé perplexe, comment peut-on se laisser manipuler par des gens aussi pervers et dégoûtant avec une telle maîtrise de ses émotions? Elle est sur le front le plus dangereux et ne se laisse pas démonter, ça m’étonne que Théo ne le comprenne que si tard dans l’histoire. Le « Roi » Alessio m’a vraiment intriguée, il est très intelligent et déplace ses pions avec génie. Il est un personnage central dans l’histoire même si à mon grand regret on ne le suit pas plus souvent, idem pour Fausta, qui je pense peut nous révéler pas mal de choses.

Bref, l’histoire est pleine de rebondissements. Mais c’est surtout son côté sombre que je retiens. Il faut avoir l’habitude de lire ce genre de choses, dans de la dark fantasy, pour vraiment l’apprécier à sa juste valeur. Si vous n’êtes pas habitué et que vous n’appréciez pas les histoires où de jeunes enfants sont les victimes ou que vous n’aimez pas non plus le cannibalisme, je vous conseille de passer votre chemin. Car même si les détails sont succincts, ils restent quand même durs.  Charlotte a réuni dans ce livre tout ce que j’apprécie : les rebondissements, les complots, les meurtres et des personnages charismatiques qui subissent des épreuves que ce soit mentalement ou physiquement. Il y a aussi de la magie mais elle n’est pas très présente ni beaucoup expliquée et je pense que ça viendra dans les prochains tomes donc ça ne m’a pas frustrée.

Ainsi, je suis ravie de ma lecture. Je suis ravie d’avoir acheté ce livre, de connaître l’auteur, d’avoir pu changer d’avis sur ses écritures (même si en ayant lue qu’un seul livre d’elle je ne pouvais pas vraiment connaître l’étendu de ses talents), d’avoir un aussi beau livre dans ma bibliothèque (magnifique couverture faite par Mélanie Delon, un livre qui tient le choc même si on le martyrise un peu) et surtout j’ai hâte de connaître la suite!

Temps de lecture : 2 jours

Note / 10 : 10

Couverture Cytheriae

 

4ème de couverture : 

« Qu’est-ce qui fait de vous des hommes ? Qu’est-ce qui fait de moi un monstre ? »

La splendeur de Cribella, capitale lagunaire de Cytheriae, n’est plus qu’un lointain souvenir rongé par l’humidité et la décrépitude. Certains prétendent même que d’effroyables créatures hantent ses canaux nauséabonds… Et voilà qu’aujourd’hui une vague de suicides inexpliqués endeuille le quartier populaire de Métida. Nola, écrivain public, et son amant, Angelo di Larini, sorcier réprouvé de l’Ordre de la Nouvelle Lune, entendent découvrir et combattre les forces à l’œuvre. Leur dernière piste les mène à Malatesta, démon né d’amours contre-nature prisonnier du Dédale. Sera-t-il un allié… ou leur plus implacable ennemi ?

 

Mon avis : 

 

J’apprécie de plus en plus la plume de Charlotte dans le genre de la Fantasy ! Même si pour ce tome ce n’est pas un coup de coeur comme pour le premier c’est quand même une très très très bonne lecture ! J’ai passé un super moment et j’avais beaucoup de mal à mettre en pause ma lecture.

Passons tout de suite à ce que j’ai le plus aimé dans ce tome. Tout d’abord, les personnages ; il y en a plusieurs et même si on comprend très vite que Nola en est la principale les secondaires se succèdent car la particularité de ce tome c’est qu’on suivra les victimes futures et nombreuses du « monstre ». Le fait que le Nécromancien suit de près ces meurtres tout en étant proche de Nola donne une note « romantique » un peu macabre voir malsaine. Nola est donc celle à laquelle je me suis le plus « attachée ». Pourquoi j’utilise ces guillemets ? c’est parce que mes impressions sont bonnes mais le mot ne correspond pas forcément à ce que j’ai ressenti. Je ne sais pas si on peut se retrouver dans le personnage de Nola mais pour moi sa souffrance et son mal être ressort vraiment bien du livre. Elle m’a émue à certains moments. L’auteur continue à utiliser des noms féminins/masculins italiens et j’aime beaucoup car ça donne un air mystique aux personnages comme dans une drama ou une pièce italienne. Il n’y a qu’un personnage dont je n’ai pas compris la présence… Octavio d’Arachnae. Il est là au début et à la fin du livre. Sa présence est assez étrange surtout qu’une des victimes est son beau-frêre. Je pense qu’on va le revoir par la suite et que l’auteur voulait attirer notre attention sur lui.

Il y a aussi cette atmosphère qui ressort vraiment de la ville de Cytheriae. J’aurais très bien pu ressentir la moiteur de la ville, l’odeur des marais et de l’eau stagnante. Ça m’a fait penser à un Venise abandonné et en décrépitude. Les descriptions en sont les principales causes et font beaucoup d’effet. Je n’aimerais vraiment pas vivre dans cette ville… Même les riches ne s’y sentent pas en sécurité. Et le fait que la « princesse » soit liée à une « Bête » dont on ne doit pas parler de l’origine fait froid dans le dos. Mais ce n’est pas vraiment de l’exécutif dont on va connaître la vie, ce sont surtout les petits gens et leurs conditions de vie donneraient la nausée… Charlotte parle beaucoup de Matricia, une autre ville dont beaucoup de réfugiés sont originaires. C’est la ville dont elle a donné le titre pour son 3ème tome.

Par contre, il y a quelques points dont j’aimerais faire part et qui m’ont un peu gêné. Les victimes dont je parle plus haut sont pour moi assez naïve et se laisse mourir assez facilement. La plupart des morts sont assez rapides et le côté Glauque j’avais plutôt « apprécié » dans le premier tome est du coup moins présent au profit de l’atmosphère de la ville. J’aurais aimé en savoir plus sur ces monstres qui hantent la ville aussi…

Je continue pourtant à apprécier cette lecture et j’ai hâte de lire la suite ! Le format du livre est tout aussi plaisant car il se balade partout dans le sac. Et la couverture réalisée par Mélanie Delon continue à me réjouir les yeux.

C’est donc une très bonne lecture dans les rues de Cytheriae. J’aime beaucoup cette saga et la patte sombre de Charlotte Bousquet me plaît de plus en plus, du coup, j’espère qu’elle continuera dans ce sens.

 

Temps de lecture : 3 jours

Note / 10 : 9

Couverture Matricia

4ème de couverture :

Dans les ruines de Lysania, capitale de Matricia dévastée par la peste cendreuse, une magicienne et un sorcier, derniers rejetons d’une lignée maudite s’affrontent au Jeu du Destin. Pour chaque lame de tarot tirée, un souvenir ressurgit du passé, composant carte après carte la tragique histoire d’une vengeance familiale. Au fil des arcanes, Dionisia, bâtarde métisse des Tengelli, et Alino, son oncle, dressent le tableau effroyable d’un clan d’assassins et de manipulateurs.

Pendant ce temps, le nécromancien Angelo di Larini cherche sur les terres ravagées de Matricia le moyen de contrer le mal qui ronge L’Archipel des Numinées.

Un combat, trois destins – et le monde comme enjeu.

Mon avis :

Des trois tomes de la saga, je pense que c’est celui que j’ai le moins apprécié, le moins savouré et le moins compris.

Ce n’est pas que je n’ai pas du tout aimé, hein ! Attention ! Non, simplement c’était une lecture sympa assez glauque comme on peut s’y attendre avec Charlotte mais il m’a manqué plusieurs choses qui auraient fait que je savoure précieusement cette histoire et ce « final ».

Néanmoins, j’ai apprécié le personnage de Dionisia, ce qu’elle a vécu et sa revanche lui ont un peu gâché la vie mais au final elle se bat pour sauver le monde et c’est courageux. Par contre, je suis déçue de ne pas avoir suivie plus souvent Angelo, qui est un personnage que j’appréciais pas mal dans le tome précédent et en plus la fin laissait présager de bonnes choses concernant son enquête.

L’histoire est plutôt sympa surtout au niveau de l’ambiance autour des personnages et de ce qu’ils vivent. L’inceste et la folie sont des points centraux et Dionisia en parle assez souvent. La famille Tengelli fait froid dans le dos mais je trouve dommage que l’on en est pas su un peu plus. Ce n’est pas que je voulais tous les détails mais au moins en apprendre plus sur tous ces personnages secondaires qui apparaissent au fur et à mesure. D’ailleurs, ces personnages étaient assez nombreux et je me suis sentie perdue à de nombreuses reprises.

La façon de faire de l’auteur, soit en faisant parler alternativement Dionisia et son oncle, en leur faisant se rappeler leurs souvenirs tout en se battant avec un tarot  magique, est franchement sympa. Ca donne un rythme bien soutenu et intéressant à suivre selon les manches. Par contre, il y a un point négatif, c’est le fait que les passages peuvent n’avoir rien avoir entre eux et du coup on peut être perturbé et perdu. Forcément, les souvenirs peuvent être plus succins ou alors écourtés par le protagoniste.

Vraiment, je ressors de cette lecture assez mitigée car ce sont ces alternances de souvenirs qui m’ont perturbé et qui m’ont perdu à certains moments. Cependant, le personnage de Dionisia et son passé rattrapent un peu ce défaut et font qu’on est quand même content d’avoir suivi son histoire.

Par contre, je tiens également à rebondir sur le nom de ce tome ; les autres tomes avaient des noms de ville où se déroulaient les histoires, ici on ne visitera pas Matricia, on n’en verra que très peu. Ici, tout ce joue entre Dionisia et son oncle, l’affrontement de leurs souvenirs respectifs. On se retrouve donc dans d’autres lieux de l’Archipel des Numinées.

Le final me laisse pantelante car Angelo part vers d’autres chemins ce qui peut me laisser espérer une autre saga sur lui, qui sait ? Je l’espère car c’est un personnage qui pourrait vraiment apporter beaucoup et que je serais intéressée de suivre.

Pour résumé, je suis assez mitigée mais quand même satisfaite d’avoir clôturé cette saga. L’archipel des Numinées est une saga oppressante que ce soit par l’ambiance de ses villes que par les personnages qui les peuplent. Je reste quand même beaucoup plus attirée par le tome 1 qui est, je dirais, le summum de l’angoisse et du glauque avec un second tome qui est tout aussi oppressant et ce dernier tome qui lui apporte une touche de « justice » et de gêne surtout par rapport à la famille Tengelli.

Note / 10 : 7

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Un commentaire sur « L’Archipel des Numinées de Charlotte BOUSQUET | Tomes 1 à 3 »

  1. Effectivement j’ai beaucoup apprecié ma lecture ! C’est le 1er livre du genre que je lis (d’habitude je me penche sur des livres narrant des histoires contemporaines). Mais j’ai su en lisant le résumé sur bebelio qu’il me plairait.
    J’ai trouvé le vocabulaire plus riches que dans mes précédentes lectures (le nez penché sur le dictionnaire =) ) et une histoire qui ne ressemble en rien à ce que j’ai pu connaitre. C’est sombre et intrigant, imaginatif et efficace. Aucune fioritures, un livre sans détour, en bref un vrai coup de coeur !

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