Une place à prendre de J.K. ROWLING

Couverture Une place à prendre

4ème de couverture : 

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…
Comédie de moeurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Mon avis :

Quand ce roman est sorti en 2012 tout le monde se l’est arraché, c’était LE roman à lire à ce moment là. J’ai quand même attendu le temps que l’afflux des lecteurs se calme et surtout que ce livre paraisse dans une autre édition. J’ai eu la chance de le trouver en occasion pour pas grand chose dans une maison d’édition qui me plais beaucoup plus que la première.

Passons, je suis partie sans à priori. Je n’ai jamais lu cette auteure et je ne savais pas comment était sa plume. Je n’étais pas non plus super attirée par l’histoire mais je me suis lancée sans me poser de question.

Les premières pages ont été sympa ; on découvre les personnages au rythme de ce qu’il se passe dans le village. A chaque chapitre, on change de perso. Ça donne un bon rythme mais ça peu avoir ses inconvénients, surtout quand on arrive à un perso qu’on n’aime pas forcément. Bref, ce pavé de presque 800 pages a commencé à me faire peur et à me lâcher vers le milieu, quand les perso sont installés mais que l’action stagne un peu. J’ai eu un coup de mou à ce moment là mais c’est vite reparti vers la fin car l’action s’enchaîne et on découvre les petits (gros) travers des perso qu’on suit depuis un moment déjà.

Ce qui m’a étonné et que je soulignerais dans ce roman : c’est le fait que j’ai changé d’avis plusieurs fois sur des personnages. Au début, j’ai surtout apprécié Andrew, petit mec qui suit son meilleur pote partout et qui vit dans la terreur à cause de son père violent, puis, j’ai eu de la pitié pour Kay, qui a déraciné sa fille de Londres pour suivre un homme qui n’a même pas de vrais sentiments pour elle. Au contraire, je n’ai pas aimé, Fats, le meilleur ami d’Andrew, qui s’y croit beaucoup trop et Krystal une petite peste, qui vit dans la cité et qui fait la misère aux autres. Alors, surviennent les retournements de situations, j’ai commencé à ne plus apprécier Andrew qui prenait un mauvais chemin en suivant de trop près son meilleur pote, Kay m’est devenue insupportable avec ses jérémiades. Et j’ai commencé à apprécié Krystal (oui c’est mon plus gros étonnement), pour sa franchise et sa débrouillardise. Et comme ça pendant toute ma lecture pour presque tous les personnages. Car il faut quand même dire qu’ils sont trèèèès nombreux et qu’il faut les suivre hein !

Sinon, au niveau de l’histoire, le fil conducteur reste la place de conseiller au conseil communal à pourvoir, d’où le nom du roman. Sans ça pas d’histoire. Mais la fin va un peu partir en vrille. Je ne savais pas à quoi m’attendre et petit à petit l’horreur de ce qu’allait faire l’auteur m’a sauté aux yeux. Et là, tout a pris son sens, pourquoi l’auteur nous a fait si souvent changer d’avis sur certains personnages, pourquoi elle les torturait à ce point et pourquoi tous ces petits indices qu’elle distillait par-ci par-là allaient prendre tous leur sens. Oui, cette fin m’a un peu choquée, mais le pire c’est que j’imagine très bien la vie du village après tout ce qu’il s’est passé.

Alors, oui, l’auteur m’a fait ressentir pas mal de chose, je suis ravie de cette lecture mais je n’arrive toujours pas à me fixer. Est-ce que je re-lirais quelque chose d’elle? Pour le moment, je ne sais pas (de toute façon il n’y a rien d’autres à part les HP). Il  y a quand même des petits bémols : il me manque ce petit quelque chose qui aurait pu faire de ce livre un coup de cœur. C’est un sacré pavé et je n’arrive pas à me convaincre que si l’auteur avait coupé certains passages le rendu aurait été le même? Je ne me suis pas attachée à un perso en particulier et c’est dommage vu leur nombre et j’ai quand même trouvé cette lecture longue.

 

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5 commentaires sur « Une place à prendre de J.K. ROWLING »

  1. Coucou! J’ai aussi beaucoup attendu pour faire cette lecture! 😉
    Par contre, j’ajoute une précision à tes dires, Joanne K ROWLING a écrit deux autres bouquins : « L’appel du coucou » et « le ver à soie » sous un pseudonyme : Robert GALBRAITH.
    A bientôt!

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    1. Ça me rassure un peu de voir que je ne suis pas la seule ! Bon après moi je ne peux pas comparer mais c’est vrai que gérer plusieurs personnages n’est pas donné à tout le monde. Après, ce n’est pas que c’est « glauque » parce que malheureusement la vie de certains personnages existent je pense dans la vraie vie mais ça ne doit pas être facile de faire dans le contemporain quand on a excellé dans un autre genre.

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