Les forêts d’Acora de Thomas CLEARLAKE

Couverture Les forêts d'Acora

Je remercie les Editions Moonlight pour m’avoir proposé cette lecture.

4ème de couverture :

Dans un futur très lointain, aux confins de l’univers, à des milliers de cycles-lumière de notre galaxie…l’Homme, l’un des premiers colons intergalactique, a porté la semence de notre civilisation sur des planètes fertiles, au cœur de systèmes habités, où il est maintenant une espèce intelligente parmi une multitude d’autres…
Dans cet univers infiniment vaste, certaines galaxies et systèmes tentent de s’organiser, de trouver une harmonie commune… ailleurs, la technologie sur développée, la matière artificielle, les systèmes méta-évolutifs, ont corrompu l’évolution naturelle. L’éternelle soif de pouvoir a érigé des Empires intergalactiques qui sèment le chaos et dictent leurs lois à des civilisations soumises…dans d’autres régions intersidérales encore, des formes de vies primitives luttent pour leur survie…
À travers l’espace, depuis la nuit des temps, un Ordre bienveillant œuvre dans le plus grand secret au maintien de l’équilibre et à l’unification du Cosmos.
Mon nom est Jaadhur. Je suis un descendant humain…et je suis devenu Ujhaï, une Sentinelle de Vij Saati, l’Alliance universelle secrète.
Ceci est l’histoire de ma vie, mais c’est aussi et surtout celle d’une quête dont dépendra l’avenir de notre Univers.

Mon avis :

Si je pouvais résumer cette histoire en quelques mots ce serait : complexe, infini et intriguant.

En effet, il ne faut pas se fier aux premiers chapitres et réellement insister pour découvrir l’univers d’Acora. On rencontre dès le départ notre héros principal : Jaadhur. Un jeune homme, orphelin et expatrié de sa planète natale lors d’une guerre. Il n’a pas de souvenir de ses parents ni de son enfance. Il a été adopté par quelqu’un qui va lui ouvrir les portes d’une entité respectée à travers l’univers : Vij Saati.

Au début, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à m’imprégner du contexte. En effet, certains points peuvent faire fuir le lecteur. Tout d’abord, l’auteur écrit au passé simple (alors je ne sais pas s’il est français ou si c’est une traduction) mais c’était vraiment laborieux à lire. Puis, on comprend difficilement ce qu’il se passe car on débute l’histoire par un « retour » dans le passé, un flashback. Ensuite, on repart sur le présent et la conjugaison qui va avec. J’ai bien mis une centaine de pages à enfin comprendre où voulait en venir l’auteur et ce qu’il se passait réellement.

Les personnages sont assez nombreux et j’ai trouvé qu’à part Jaadhur, ils étaient mal présentés. Je n’ai d’ailleurs pas retenu leurs noms. Deux acolytes accompagnent Jaadhur dans ses aventures et une femme, qui fait également partie de cette entité, appartient à son coeur. J’aurai aimé que l’auteur s’attarde un peu plus sur le passé de ses personnages et leurs caractères. Mis à part les flashback de Jaadhur, on n’apprend pas grand choses sur eux. Je peux comprendre qu’avec un univers pareil composé de plusieurs créatures et planètes cela peut être compliqué de tout résumer en quelques phrases. Malgré tout ce sont des personnages sympathiques à suivre et leurs échanges sont parfois accompagnés d’une touche d’humour.

Ce qui m’a fait le plus apprécier cette histoire c’est le fait que l’univers m’a semblé familier et m’a souvent fait penser à « Stargate« . Si on enlève les voyages à travers la porte etc… on trouve quelques similitudes avec les voyages à la vitesse de la lumière, les espèces à découvrir, les planètes et une équipe qui joue le rôle de « médiateur » au milieu, un ennemi « répliquant » que les fans de la série sauront reconnaître. Les paysages découverts grâce à ces différents voyages sont particulièrement intrigants et je suis avide d’en connaître un peu plus. L’auteur a su créer de toutes pièces un univers composé de planètes et d’une faune et une flore bien distincte de ce que l’on a déjà pu voir. Rien que pour cela il faut savoir tirer son chapeau. Bien sur, j’ai préféré la planète Acora qui joue un rôle important dans cette histoire et je suis curieuse de la redécouvrir dans les prochains tomes.

Malgré les petits défauts liés à un premier opus, il faut avouer que quand on réunit les personnages, l’univers, la prophétie qui lie Jaadhur à tout le reste, un ennemi comme on les aime, qui a l’air d’être impossible à vaincre et une touche mystique cela forme une histoire plausible et absolument intéressante. Passé la moitié du livre j’avais hâte de retourner dans ma lecture pour découvrir le fin mot de l’histoire. Je suis juste un peu triste que cette fin m’est été « gâchée » par une erreur d’impression dans le livre. En effet, les 5 dernières pages avant la fin ont été mal imprimées et n’étaient pas dans l’ordre. J’ai quand même réussi à retrouver l’ordre après quelques minutes. Ce qui m’a fait passer la pilule c’est que la maison d’édition a été très réactive et m’a remercié d’avoir trouvé ce problème et va me faire parvenir un nouveau livre qui n’aura pas ce défaut.

Pour conclure, je ne conseillerais pas ce livre à un débutant en Science-Fiction mais à un habitué du genre. Ce livre a tout pour plaire malgré ses débuts tâtonnants et un peu brouillons. Il faut vraiment insister pour découvrir un univers élaboré et intéressant. Je suis curieuse de lire la suite car j’ai quand même envie de connaître le fin mot de cette histoire.

Note / 10 : 7

 

Dis-moi si tu souris d’Eric LINDSTROM

Je remercie les Editions Nathan pour cette lecture !

4ème de couverture :

Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
– Ne me touchez pas sans me prévenir ;
– Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
– Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
– Ne cherchez jamais à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable.

 

Mon avis :

J’ai littéralement dévoré ce roman. J’ai été séduite par la plume de l’auteur et par l’histoire qui est clairement différente des autres.

On rencontre ici Parker, une jeune fille devenue aveugle suite à un accident de voiture. Elle vit comme les autres ou presque. Elle va au lycée, elle a des amis, elle vit des amourettes et elle court. C’est d’ailleurs cette particularité qui rend Parker exceptionnelle. Parker a dû ériger une liste de règles afin de vivre décemment sa vie d’adolescente. Elle va vite se rendre compte que ces règles sont loin d’être si logique pour les autres mais aussi pour elle.

C’est la première fois que je lis un livre où l’héroïne est aveugle et j’ai vraiment adoré découvrir ce qu’elle vit même si sa situation est triste. Elle a une vie plus ou moins normale. L’auteur a réussi à parfaitement décrire le monde qui gravite autour de Parker à travers les sensations et les émotions de cette dernière. Les descriptions sont terriblement bien faites du fait de la particularité de Parker. On ne « voit » pas à travers ses yeux au contraire le lecteur appréhende son environnement avec ses autres sens et les émotions de Parker. Les émotions sont donc décuplées que ce soit pour notre héroïne que ses amis. Tout est plus fort, tout est plus ressenti par le lecteur.

La perte du sens de la vue aurait pu limiter l’auteur dans son histoire et pourtant il y a beaucoup de situations drôles et décomplexées. On suit les aventures d’une ado aveugle mais qui reste jolie et attirante pour les garçons. En plus, elle joue avec son infirmité en mettant des bandeaux sur ses yeux. Souvent elle joue avec ça car les gens qu’elle croise  dans la rue croient qu’elle n’est pas une « vraie » aveugle. Ce qui provoque des dialogues vraiment ahurissants et des situations rocambolesques.

Alors bien sur, l’auteur ne minimise pas cette infirmité au contraire il joue avec pour montrer que les aveugles sont des gens comme tout le monde et qu’ils peuvent très bien vivre normalement. Cependant, cette particularité fait que parfois les actions se déroulent trop rapidement. L’auteur va passer des éléments qui auraient pu être importants. Le fait qu’on ne suive que le point de vue de Parker limite forcément les détails « visuels ». Ce que j’ai regretté c’est que Parker ne s’intéresse pas aux personnalités des gens qu’elle côtoient alors qu’ils vivent eux aussi des situations tragiques et ressentent l’infirmité de leur amie à leur façon.

Je m’attendais à une histoire d’amour et en fait pas du tout. L’auteur nous raconte une partie de la vie de Parker. Alors oui il y a des amourettes mais l’auteur ne s’attarde pas dessus. Il montre simplement une jeune fille touchée par la malchance et qui va devoir surpasser tout ces obstacles pour grandir. C’est une lecture très simple mais pourtant très touchante. Il n’y a pas de fioritures en détails visuels vu que Parker ne visualise pas la totalité de son environnement.

En conclusion, j’ai passé un très bon moment avec une héroïne différente des jeunes filles habituelles et stéréotypées que l’on peut croiser dans le même genre de livre. L’histoire n’est pas compliquée et se lit rapidement. Je regrette juste le manque de descriptions et les actions un peu survolées alors que certaines auraient valus le coup d’être plus approfondies. C’est un livre qui saura toucher n’importe quel public.

Note / 10 : 8