La Trilogie Valisar de Fiona McIntosh | Tomes 1&2

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4ème de couverture :

A la tête d’une terrifiante armée de mercenaires et de renégats, Loethar a déjà conquis deux nations, ne laissant dans son sillage que dévastation et vies brisées. Il convoite maintenant le royaume de Penraven. Mais, cette fois, le tyran veut davantage qu’une couronne, il rêve d’empire et nourrit une obsession grandissante vis-à-vis de la magie. Et s’il veut renverser le roi Brennus de Penraven, neuvième de la lignée des Valisars, c’est parce qu’il possède le pouvoir de soumettre entièrement les gens à leur volonté : un don sinistre que possèdent tous les héritiers Valisar.
Si Loethar s’imprègne de la magie de ces êtres d’exception, nul ne pourra plus l’arrêter.

Mon avis :

Ayant déjà lu la plume de Fiona McIntosh je savais que ma lecture allait être géniale et fortement rythmée. Je ne me suis pas trompée et j’étais même loin de m’imaginer ce qui allait arriver pendant ma lecture.

On rencontre rapidement le « méchant » de l’histoire, qui arrive dès les 1ères pages. J’ai mis le mot méchant entre guillemets car l’auteure nous réserve des surprises le concernant et après avoir refermé ce livre je ne sais toujours pas quoi penser de son rôle dans les prochains tomes. Puis, on va découvrir le Royaume de Penraven, un Royaume avec une lignée Royale très investie et très fière, qui règne depuis des décennies. Ce sera pareil pour les personnages faisant partie de cette lignée pour qui je ne sais trop quoi penser car au fil de l’histoire on va en apprendre beaucoup sur les ancêtres de cette lignée qui n’est pas si jolie jolie et si respectable qu’on pourrait le penser.

En résumé, Loethar va conquérir tout l’Ensemble, qui est composé de plusieurs Royaumes dont Penraven est le centre névralgique, afin de voler le Pouvoir de la Lignée Royale des Valisar. En effet, une légende raconte que chaque membre de cette famille détient un pouvoir qui est très intéressant vu qu’il permet de « contrôler » les gens. Pour arriver à ses fins Loethar ne va pas passer par quatre chemins, même s’il se révélera bien plus futé que l’on pouvait le penser, il va tuer en grand nombre et terroriser les peuples qu’il va rencontrer. Il est accompagné de son demi-frère, Stracker, qui a pour passion de tuer avec le plus de barbarie imaginable et si possible des jeunes hommes. Vont le rejoindre sa mère, Daga et une jeune femme, Valya, qui va se révéler très exaspérante mais aussi très ambitieuse sous ses faux airs de naïve.

Pour se prémunir de la tuerie à venir, la famille Valisar, notamment le Roi Brennus, va fomenter avec son Légat, un plan pour sauver son unique héritier : Leonel. Avec l’aide des Jumeaux de son Légat, ils vont tout mettre en oeuvre pour faire en sorte que la Famille survive. Vous vous doutez bien qu’ils ne vont pas en sortir indemne et malheureusement, malgré leur magnifique Courage, ils vont faire face à de nombreux obstacles certains insurmontables, surtout que le pauvre Léonel n’a que 12 ans et son protecteur Gavriel, 17 ans. Ce sont ces deux héros que l’on va suivre principalement après une rude tuerie qui m’a plutôt choqué. L’auteure ne nous épargne pas plus que ses personnages et je tiens donc à prévenir tout de suite que si vous êtes sensible aux tueries bien sanglantes et dégoûtantes à la limite du gore, passez votre chemin. La grande moitié du livre parlera souvent de ces scènes macabres et parfois dans les détails.

Alors ce qui m’a particulièrement plu dans ce livre ce sont les retournements de situations qui sont très nombreux mais aussi le fait que l’on ne s’ennuie pas UNE seule seconde. Les complots qui se trament ainsi que les secrets que l’auteur nous dévoile au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire sont juste énormes. Il y en a surtout une qui m’a le plus surprise et vraiment convaincue que cette histoire allait être un coup de coeur, elle concerne un personnage qui n’est pas du tout ce qu’il semblait être. Quand l’auteure nous dévoile le pot aux roses j’ai juste halluciné et j’ai même regretté qu’elle nous le dévoile si tôt dans l’histoire parce que je ne m’attendais pas du tout à ça concernant ce personnage et vu les différents actes qu’il va effectué. Par contre, petite note qui fait que même si c’est un coup de coeur ce ne sera pas un 10/10, ce fait on nous le dévoile à la fin de l’histoire mais en fait je l’avais deviné dès le début du livre. Donc, c’est dommage car cela m’a gâché le rebondissement final qui devait être explosif mais qui retombe comme un soufflet car je m’en doutais.

Les personnages sont riches et vraiment bien travaillés, jusqu’au bout je ne sais pas à qui me fier et je n’arrive pas à définir si ce que l’auteure nous dévoile est bien ou non. Je ne sais pas quel clan choisir car les méchants pourraient être les gentils et inversement pour les gentils. Fiona McIntosh m’a à nouveau prouver l’étendu de ses talents qui je dirais sont compléments différents de ce que j’ai pu lire avec la saga Le Dernier Souffle (Mes avis ici et ici).

Je suis donc ravie de cette lecture qui m’a complément happé en elle et qui m’a littéralement époustouflé que ce soit pour le travail des personnages que pour le rythme des retournements de situation. Je conseille vivement cette auteure si vous ne la connaissez pas déjà !

Note / 10 : 9,5


Couverture La Trilogie Valisar, tome 2 : Le Tyran

4ème de couverture :

Dix ans ont passé depuis que Loethar, le chef de guerre barbare des steppes likuriennes, a dévoré l’ensemble Denova avec son armée de mercenaires, avant de s’installer dans le premier de ses royaumes : Penraven. Pensant les héritiers Valisar morts et enterrés, il s’est couronné empereur et ne ménage pas ses efforts pour que son peuple s’intègre à la population de l’Ensemble. Mais renoncer à ses méthodes de persuasion les plus violentes n’a pas suffi à éteindre les braises de la rébellion… car les héritiers Valisar sont toujours en vie. Protégés par de fidèles alliés, ils sont prêts à tout risquer pour l’avenir de leur royaume, et déterminés à faire couler le sang du tyran…

Mon avis :

Olala ! Mais il me faut la suite ce n’est vraiment pas possible après une révélation si énooooorme à la fin de ce tome !

Quand j’ai envie de lire une histoire de fantasy passionnante et haletante, mon choix ne prend pas longtemps, soit je lis du Brandon Sanderson soit je lis du Fiona McIntosh. La plume de cette auteure a toujours su m’emporter et rendre mes nuits plus courtes. C’est aussi pour ça que je l’apprécie autant. Elle arrive à me couper du monde extérieur et à rendre son histoire littéralement addictive.

Je me souvenais parfaitement de l’histoire des Valisar alors que cela va faire un an que j’avais lu le premier tome. C’était une histoire qui m’avait marqué et que j’avais énormément apprécié. Je peux déjà dire que ce second tome est aussi bon !

L’histoire se passe 10 ans après le premier tome. Nos héros ont grandis et d’autres personnages font leur apparition. Loethar contre toute attente a fait de son règne quelque chose de bien et en paix. Le peuple ne l’aime pas mais ne se plaint pas de ces changements. Loethar est toujours un personnage qu’on veut détester de toute nos forces mais qui arrive toujours à se faire apprécier. Dans ce second tome, son rôle est important et l’auteur nous fera suivre sa vie en alternance avec d’autres personnages. Notamment, avec le groupe de Leo, ce dernier a bien évolué et est devenu un jeune homme. Pourtant, je ne l’ai pas vraiment apprécié à sa juste valeur car l’auteur le placera un peu en retrait en faveur d’autres personnages tels que Kilt, qui me surprendra de plusieurs façons, Gavriel et Lily. On suivra également un personnage qui lui devient un peu « le méchant » que l’on attendait et qui remet complètement en jeu les pouvoirs de chacun.

Ce tome est transitoire, on le ressent par certains aspects, notamment par le fait qu’on alterne souvent les points de vue, ce qui m’a d’ailleurs un  peu perturbé à certains moments. On va suivre un personnage qui est en train de vivre un moment intense et voilà que l’auteur nous fait passer à un autre point de vue. C’est dommage, j’aurais limite préféré un chapitre par personnage. Certes, cela donne un rythme et frustre le lecteur au plus haut point mais pour moi ça ne l’a pas fait.

L’auteur fait monter la pression au fur et à mesure de la lecture. En effet, on va de révélation en révélation. Les méchants ne sont pas si méchants et les gentils ne sont pas si gentils et innocents. C’est ce que j’ai le plus aimé. L’auteur va en profondeur et à chaque paragraphe je m’attends à ce qu’elle nous donne un élément important pour l’avenir de nos héros. J’ai parfois du relire plusieurs fois un paragraphe car je ne comprenais pas où elle voulait en venir et quelques chapitres plus loin je comprenais son objectif.

La Trilogie de Valisar regroupe tout ce que j’aime dans une histoire, des révélations, des personnages ni blancs ni noirs, des machinations et un brin de bagarre. Je pense que le dernier tome va être riche en révélation mais surtout en retournement de situation. J’ai hâte de pouvoir connaître le fin mot de l’histoire.

Note / 10 : 9

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[Je dépoussière] Le parfum de Patrick SUSKIND

Couverture Le Parfum

4ème de couverture :

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n’avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l’univers, car  » qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes « .
C’est son histoire, abominable… et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

Mon avis :

J’avais lu ce roman il y a longtemps et j’ai déjà vu le film. Pourtant, il m’est venu l’envie de le relire à nouveau et de posséder le livre.

J’aime l’histoire de ce meurtrier qui a un mobile pour ses meurtres tout a fait inouï. L’histoire est bien scindée en deux : la première moitié sur l’histoire de Grenouille et la seconde sur son obsession et ses meurtres.

La première partie est lente, trop lente. On y apprend la vie de Grenouille de sa naissance à sa vie d’adulte et même si on apprend sa psychologie ce n’est guère intéressant. Je pense que l’auteur aurait pu passer certaines parties et passer à autre chose. Grenouille a un don : son sens olfactif est très délicat, il peut sentir n’importe quelle odeur, que ce soit près de lui ou à des kilomètres. Il va développer son don et rencontrer une odeur tout à fait hors du commun. Elle va devenir son obsession. Malheureusement, pour obtenir ce parfum il va devoir tuer…

La seconde partie parlera de ses meurtres. Il tuera au total 25 personnes. Pourquoi ? Comment ? Je vous laisse libre de le découvrir en lisant ce livre. Ces meurtres ne sont pas sauvages ni barbares mais on est quand même assez dégoûté par ses actes de méchanceté.

Cependant, le pire c’est le final. Grenouille va faire en sorte que 10 000 personnes soient en sa faveur. Je n’ai pas le don de Grenouille, comme le dit si bien l’auteur, il n’y a que lui qui sait vraiment ce que sont les choses. L’odeur joue un rôle primordial dans sa vie et c’est ce qui le poussera à commettre tous ces meurtres.

Je note tout de même un point négatif : les descriptions de parfums qui peuvent s’étendre sur une page voir plus. Je n’ai pas réussi à m’imaginer une odeur de parfum sans pouvoir la sentir, il n’y a que Grenouille qui puisse le faire. Alors s’étendre à n’en plus voir la fin sur une seule odeur, on pouvait s’en passer je pense. Sinon, c’est très bien construit, je ne me suis pas perdue en route, quoique le début et fort long à mon avis.

C’est un livre à connaître et à lire. Tout comme le film qui est très fidèle au livre, malgré le final qui est je pense beaucoup plus exagéré.

Note / 10 : 6