J’ai avalé un arc-en-ciel d’Erwan JI

Je remercie les Editions Nathan pour cette lecture.

4ème de couverture :

Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux Etats-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique… Vous appelez ça comme vous voulez, mais la Vérité…. C’est que j’ai avalé un arc-en-ciel. 🙂

Mon avis :

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en débutant cette lecture et j’avoue que j’ai été surprise. En effet, on rencontre Capucine. Le livre est en réalité son « blog » et on y suit ses aventures en dernière année de « Lycée » aux Etats-Unis. La particularité de ce blog c’est qu’elle y raconte ses journées en Français afin que ses amis ne comprennent pas ce qu’elle dit. On va donc la suivre dans cette année scolaire riche en rebondissement.

Capucine est une jeune fille pour qui on ressent rapidement de l’attachement. Elle est pleine de sagesse et sociable. C’est la fille que tout le monde apprécie dans un lycée, la bonne copine à qui on confie ses secrets. Pour dire, même les élèves les plus bizarres se prennent d’amitié pour elle. Incroyable mais vrai Capucine ne se rend pas compte de ce qu’elle offre aux autres. Elle le fait avec beaucoup de gentillesse et de respect. Elle n’a jamais un mot plus haut que l’autre et j’ai apprécié sa façon de nous faire part des aléas de sa vie sentimentale.

Les camarades de Capucine sont tous plus loufoques les uns que les autres. Il y a aussi quelques clichés typiques des adolescents. On rencontre le groupe des Nerds (les geeks), les populaires, les sportifs et le groupe de Capucine qui est indéfinissable. Capucine gravite de groupe en groupe et connaît tout le monde. Elle décrit ses camarades avec beaucoup de tendresse. Je ne me suis pas attachée à ces personnages secondaires mais c’est difficile vu que l’on appréhende leurs personnalités comme Capucine les perçoit.

L’histoire reste très simple. On va suivre l’évolution des sentiments de Capucine envers l’un de ses camarades. Je préfère prévenir tout de suite pour ceux qui ne s’y attendrait pas (comme là été mon cas), ce livre est une ode à l’amour Quel que soit le sexe. On se prend une bonne claque de respect et d’acceptation de l’autre. J’ai vraiment aimé comment l’auteur a décrit les sentiments de chacun des personnages et leurs façons d’appréhender l’amour quelle que soit sa forme. L’auteur nous explique également quelques coutumes des lycées Américains, ce que j’ai beaucoup apprécié.

C’est une lecture douce qui nous fait passer un message d’amour à travers l’âge et une belle leçon d’amitié. Les personnages sont tous adolescents mais j’ai ressenti leurs émotions parfaitement. L’auteur a une plume poétique et très touchante. Pour résumé ce livre, je dirais que c’est une ode à la jeunesse, à l’amitié et à l’amour : tout ce qui bouleverse le quotidien d’un adolescent.

J’ai passé un agréable moment avec Capucine et ses amis. J’ai même eu une petite boule dans le ventre à la fin quand arrive la fin de l’année alors que tous obtiennent leurs diplômes et qu’ils se quittent. J’avais l’impression de faire partie de ce lycée si sympathique. J’ai pris une bonne dose d’amour et j’en ressors revigorée. J’en avais bien besoin et je suis contente d’avoir pu ressentir ça pendant cette lecture.

Note / 10 : 8

Dancefloor Thérapie d’Elisabeth BROUSSE

4ème de couverture :

A trente et un ans, Elisabeth mène sa vie à la baguette : un plan de carrière ambitieux, un appartement digne d’un magazine de déco, il ne manque plus qu’un prince charmant à sa to do list de femme modèle ! Quand le cancer déboule, sa vie sombre dans le chaos, mais Elisabeth met au point une stratégie de survie : d’abord, le déni. Le cancer ? Quel cancer ? Ensuite, la fête. Elle va s’occuper coûte que coûte, à coups de rebellions le jour, de musique, de mojitos et de boîtes de nuit jusqu’à l’aube. Tout est bon pour oublier le can… le problème ! Sinon comment continuer à vivre ? Sa méthode a même un nom : la Dancefloor thérapie !

Mon avis :

Il y a quelque temps je te confiait à quoi ressemblait ma vie sans thyroïde (ici). Je vais mieux de ce côté là depuis quelques mois même si ma santé a pris un autre virage cette année. Bref, on n’est pas là pour parler de ça. J’ai eu envie de lire ce livre grâce à mon fameux groupe Facebook sur la Thyroïde. Beaucoup en ont parlé lors de sa sortie et j’attendais qu’il soit publié en poche afin de pouvoir me le procurer. C’est donc avec plaisir que j’ai commencé cette lecture.

Alors le sujet peut rebuter certains mais je t’assure fonce ! On y parle de cancer certes mais on parle aussi de la Vie qui continue. De comment on fait pour se sortir de la morosité et de profiter de cette vie qui nous attends. Je n’ai pas eu de cancer mais dans ma famille certains ont été touché par cette saloperie. J’ai trouvé que l’autrice abordait le sujet avec beaucoup de facilité et d’humour. Elle a vécu dans le déni de sa maladie très longtemps mais on découvre comment elle va passer au dessus de tout ça et essayer d’aborder l’avenir avec espoir.

L’autrice parle beaucoup du « autour », la famille, les amis, le travail et de la recherche de l’âme soeur alors qu’on est un rescapé. Je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à la réaction de ce « autour » lorsque j’ai dû me faire opérer. Par rapport à l’autrice j’ai eu beaucoup de chance. J’ai apprécié le fait qu’elle s’y attarde et nous fasse part de ses difficultés à aborder la maladie. Je ne l’ai pas vécu pour la thyroïde mais je le vis actuellement pour cette autre maladie qui me touche.

Ses mots ont eu beaucoup d’échos en moi.

Certaines situations m’ont rappelé ma propre expérience. J’ai eu beaucoup de réaction par commentaire après ma confession sur ma vie sans thyroïde et j’invite ces mêmes personnes qui ont appris des choses grâce à mon témoignage à se tourner vers cette lecture si elles veulent en savoir plus. L’autrice y aborde la vie sans thyroïde parfaitement bien, les émotions qui font le yoyo, les crises de larmes sans raison et le fait qu’on change souvent d’avis pour un rien. Elle parle aussi des méthodes alternatives pour se soigner. Etant moi-même dans cette recherche en ce moment j’ai apprécié lire le témoignage de l’autrice par rapport à ça et de revoir mes perspectives.

Je ne vais en aucun cas juger l’histoire de l’autrice car ce serait manquer totalement de respect à ce qu’elle a vécu. Tout ce que je pourrais dire c’est que si tu te poses des questions sur les maladies de la thyroïde et que tu veux en savoir plus, lis ce livre. C’est aussi un concentré de bonne humeur (complètement dingue parfois) et d’espoir.