Le village d’Emmanuel CHASTELLIERE

4ème de couverture :

Une jeune fille se réveille un matin dans une demeure inconnue.
Livrée à elle-même au cœur d’un village aussi étrange que désert, privée de ses souvenirs, elle va bien vite se rendre compte que les secrets de son passé sont liés à ceux des anciens habitants des lieux.
Pour se défaire de ces liens invisibles et espérer quitter ce village aux allures de prison hors du temps, elle va devoir raviver les cendres d’un bûcher centenaire…

 

Mon avis :

Cette lecture me pose un problème car je ne sais pas du tout comment me positionner. Il y a des choses que j’ai aimé et des choses qui m’ont gênées. Pourtant, je n’ai pas un avis mitigé, voici mon dilemme.

J’avais acheté ce livre sur un coup de tête, ou en tout cas parce que l’auteur m’a très bien vendu son livre aux Imaginales.

On commence par le réveil d’une jeune fille qui est complètement amnésique. Elle s’éveille dans un endroit qu’elle ne connaît pas et qui n’a rien de familier pour elle. Comme de nombreux débuts de romans on va découvrir cet endroit en même temps qu’elle. L’histoire se déroule pour la majeure partie dans un village. Ce dernier est assez mystérieux, en effet, des enfants amnésiques doivent combattre des loups faits d’os et leur maître, l’Homme brûlé. On découvre assez rapidement qui sont ces ennemis féroces et pourquoi les enfants sont là.

On va suivre 7 ou 8 enfants dont les âges ne sont pas vraiment donnés. De toute façon, l’âge ne compte pas vu que le temps ne s’étire pas de la même manière qu’ailleurs dans ce village. Ces enfants se sont donnés des noms, tel que Fumée, Paille ou Fugue. On suivra principalement 4 de ces enfants : Fumée est une des jeunes filles a avoir survécu le plus longtemps dans ce village, puis, il y a Épine qui est l’héroïne principale, celle que l’on suit dès les premiers paragraphes, quant à Fugue, c’est un jeune homme sur de lui et combatif et enfin Paille, un vaurien qui n’inspire pas confiance et dont tout le monde se méfie.

L’auteur ne laissera pas planer très longtemps le suspens et nous décrit rapidement ce qu’il s’est passé et pourquoi ce village est si différent des autres. J’ai vraiment apprécié l’ambiance qui règne. Les descriptions sont précises et n’alourdissent pas le contenu du livre. J’ai bien ressenti la tension dans les différents combats qui parsèment la lecture et la magie qui imprègne les lieux. L’atmosphère y est lourde à souhait.

Alors, pourquoi je n’arrive pas à me décider sur cette lecture ?

Tout d’abord, j’ai souvent eu du mal à suivre les actions qui se déroulaient. D’une part, parce que l’auteur change de points de vue et de personnages sans prévenir, sans mots de liaisons ou même d’effets de style. J’ai dû relire plusieurs fois des passages afin d’être sûre de ne rien avoir raté.

J’ai eu du mal également avec la fin. L’histoire se conclue un peu trop rapidement pour moi. Du coup, les rebondissements et l’épilogue m’ont laissé sur ma faim. Je n’ai pas vraiment compris tout ce qu’il s’est passé et même en relisant le dernier chapitre je ne comprends pas encore tout. Je pense qu’il manque quelques chapitres afin de mieux décrire cette scène finale qui est très visuelle et qui s’étend sur plusieurs paragraphes. L’auteur aurait peut-être dû s’attarder un peu plus sur un certain personnage qui se révèle vraiment à la toute fin et dont je n’ai pas vraiment compris les ambitions.

Pourtant, j’ai lu cette histoire très rapidement. Je me suis vraiment prise de passion pour les enfants perdus, leurs combats et leurs relations.  On pourrait croire qu’ils s’uniront facilement et qu’ils vaincront l’ennemi sans trop de difficultés. Mais, l’auteur a su montrer à quel point c’est difficile de fédérer un groupe autour d’un même but, surtout, quand ils sont jeunes et qu’ils sont amnésiques. L’Homme brûlé est machiavélique et jusqu’au bout j’ai ressenti la torture émotionnelle qu’il fait endurer aux Enfants Perdus. C’est un ennemi qui fait réellement peur et qui a un pouvoir énorme face à ces enfants démunis.

Pour conclure, je n’arrive toujours pas à me décider sur ce roman. Je pense qu’il vaut le coup d’être lu mais surtout relu. Je compte donc un jour le relire afin de peut-être mieux comprendre ce que l’auteur veut faire passer comme morale et appréhender le final avec un peu plus de recul. En tout cas, je pense lire d’autres œuvres de cet auteur car sa façon de développer les personnages et de décrire les actions m’ont vraiment transportées.

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Je dépoussière… | Journal d’un ange gardien de Carolyn Jess-Cooke

Couverture Journal d'un ange gardien

4ème de couverture :

Margot Delacroix est morte depuis peu lorsqu’elle se trouve réincarnée en tant qu’ange gardien. Désormais appelée Ruth, elle est chargée de veiller sur elle-même, enfin sur Margot, qui reprend dès le début la vie que Ruth vient de quitter. Pour ce faire, elle sera devra s’en tenir aux quatre champs d’action des anges gardiens : observer, protéger, consigner et aimer. Ruth peut influer sur les choix de Margot, mais doit toujours respecter les limites du libre arbitre. La vie de Margot, qui se déroule voire se répète, est difficile, parsemée de mauvaises décisions. Heureusement, Ruth est toujours prête à voler à son secours, lui soufflant des suggestions qui seront tantôt suivies, tantôt ignorées. Ruth a surtout envie de comprendre ce que son fils ? ou plutôt, le fils de Margot ? a fait pour se retrouver en prison pour meurtre. Elle y voit l’occasion de s’impliquer au maximum, mais à grand frais?

 

Mon avis (2012) :

J’ai vraiment bien aimé cette lecture. Malheureusement, la 4ème de couverture en dit bien trop. Du coup, on sait à quoi s’attendre et on n’est pas vraiment surpris.

L’histoire est attachante, prenante et éprouvante. La vie de Margot est semée d’embûches et la pauvre Ruth ne sait pas vraiment comment arranger les choses. Elle va tout de même suivre cette vie et essayer tant bien que mal de sauver Margot de sa fin tragique. Elle va même faire quelques sacrifices et se retrouver face à des Démons pas commodes du tout. Enfin, la lecture est facile, l’histoire coule de sources. On suit la vie de Margot comme un spectateur suivrait un film. Il y a certains passages révoltants, on a pitié de la pauvre Margot mais aussi de son ange gardien. C’est donc une histoire intéressante et qui fait que l’on se pose certaines questions quand on la finit.

Les personnages sont très attachants. Ruth est un ange débutant et elle fera de nombreuses erreurs mais ça en vaut le coup. J’ai détesté avec elle la vie que pouvait mener Margot. J’ai eu pitié de cette dernière de nombreuses fois mais malgré son passé sordide elle aurait pu s’en sortir plus facilement. Durant la lecture, on rencontre beaucoup d’anges gardiens et la « coach » de Ruth notamment. C’est dommage qu’on en apprenne pas plus sur ce personnage. Les deux principales étant Ruth et Margot cela ne laisse pas beaucoup de place pour les autres qui auraient pu être relativement intéressant comme Toby le mari de Margot ou encore Kit. 

J’ai beaucoup apprécié le fait que la vie et le travail de Margot tourne autour des livres et de l’édition. C’est intéressant de pouvoir se projeter dans cette vie et de l’imaginer facilement. 

Ainsi, cette lecture a été très agréable. Ce n’est pas un coup de coeur car il y a beaucoup de zone d’ombre qui ne nous sont pas révélée à la fin du livre. Cependant, on passe un agréable moment de lecture. J’ai aimé la version de l’auteur des anges qui change un peu de la manière commune de se les représenter.